Le Comité Inter-Universitaire des étudiants en Médecine (CIUM) a analysé les résultats de la première session de l’examen d’entrée, publiés ce samedi 20 juillet. 

Pour rappel, le nombre d’INAMI accordé à la future promotion formée par les étudiants passant actuellement l’examen d’entrée doit être fixé à l’avance en suivant le phénomène de lissage négatif. Ce nombre n’est actuellement que de 505 INAMI. 

Au terme de la première session, 547 étudiants auront accès aux études de médecine. Cependant, avec théoriquement un millier de lauréats au terme des 2 sessions de l’examen d’entrée et en comptant 75% de réussite aux études post examen d’entrée, le quota de 505 INAMI se retrouve largement dépassé. Nous sommes donc en droit de nous demander, qu’adviendra-t-il de ces étudiants ? Seront-ils malgré tout confrontés à une nouvelle sélection au terme de leur cursus universitaire ? Une telle situation serait inhumaine mais reste une possibilité tant que des mesures ne sont pas prises. 

Rappelons également qu’en 2025 seul 1 médecin diplômé sur 3 sera issu d’une faculté francophone, ce qui ne respecte pas la répartition 40% – 60% et ne correspond pas à l’actuelle situation de pénurie. 

Le CIUM demande donc au gouvernement de reconnaitre la pénurie actuelle dans la partie Sud du pays et demande qu’un lissage positif des numéros INAMI soit mis en application au même titre que celui dont bénéficient les étudiants flamands ce qui permettrait à la fois de faire office de solution à long terme contre la pénurie en diplômant plus de médecins mais aiderait également à garantir un numéro INAMI à chaque étudiant en cours de cursus. 

Au vu des récents résultats d’élections et sachant que le gouvernement fédéral est encore en formation, des mesures risquent de prendre du temps à se mettre en place. Nous demandons cependant aux acteurs politiques et académiques de trouver des solutions au plus vite pour régulariser la situation des étudiants. 

Pour le CIUM, Basil SELLAM, Président

info@cium.be


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Le Comité Inter-Universitaire des étudiants en Médecine (CIUM) a analysé la publication des quotas INAMI parue au moniteur belge en date du 28 mai 2019. 

Pour rappel, le nombre d’INAMI à accorder à la future promotion rentrant en cours de cursus en septembre prochain (et terminant en juin 2025) doit être fixée à l’avance. Également et ce à partir de l’année passée, les quotas INAMI sont détaillés avant et après ajustement du aux phénomènes de lissage négatif (diminution des INAMI pour rembourser les candidats excédentaires des cohortes précédentes) en Fédération Wallonie Bruxelles et lissage positif (augmentation des INAMI selon le besoin) en Flandre. 

Ainsi, le CIUM veut attirer l’attention des étudiants en médecine, professionnels de la santé et le grand public sur deux observations essentielles de ce document important.

  1. Même si avant ajustement, la répartition des quotas (585 FR et 860 NL) respecte la subdivision 40% francophones – 60% flamands (chiffre défavorable aux francophones à cause de la pénurie de médecins du côté sud de la frontière linguistique), les chiffres après ajustement nous interpellent particulièrement : en 2025, à peine 1 médecin sur 3 sera issu d’une faculté de médecine francophone. 
  2. Le lissage négatif, d’application en communauté française de Belgique pendant une période de 15 ans à partir de l’année 2024, laisse les étudiants francophones actuellement en train de terminer leur première année de médecine dans une incertitude paralysante concernant leur avenir : en effet, par rapport aux INAMI disponibles, le double de candidats a réussi l’épreuve d’entrée. Si le lissage négatif reste d’application et en l’absence de geste politique, de nombreux étudiants vont devoir faire face à une sélection supplémentaire en fin de sixième année, laissant sur le carreau plusieurs centaines de médecins qui n’obtiendront pas de numéros INAMI. 

La situation du dossier INAMI et celle de l’efficacité du système de soins de santé du côté francophone risquent de rester non résolues pendant une période non négligeable à cause des résultats très polarisés des élections fédérales. Nous demandons aux acteurs politiques et académiques responsable de prévoir des mesures le plus tôt possible pour clarifier la situation de ces étudiants. 

Pour le CIUM, 

Giovanni BRIGANTI, Président

0491 87 15 69 

info@cium.be


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Annoncé officiellement, avec un tweet, lors du congrès sur la santé connectée organisé samedi à Bruxelles par le BHCT et soutenu par NumeriKare, le CIUM lance une « Société pour l’intelligence artificielle dans les études de santé » Giovanni Briganti explique pourquoi une telle initiative.

L’intelligence artificielle a envahi le monde médical et a causé un véritable tollé médiatique pendant l’année 2018. Plusieurs applications ont été approuvées par le FDA avec comme but de poser des diagnostics de façon autonome ; les champs de l’imagerie, l’anatomopathologie et ophtalmologie mais aussi la médecine interne se retrouvent bouleversés par la révolution digitale. Plusieurs experts aux États-Unis et en Europe ont montré que la révolution digitale implique une révolution éducative également notamment dans les études de santé, particulièrement la médecine.

Les membres du Comité InterUniversitaire des étudiants en médecine (CIUM) de la Fédération Wallonie Bruxelles ont pris conscience de ce changement important et durant l’année 2018 ont commencé une collaboration étroite avec l’organisation Building HealthCare for Tomorrow (BHCT) pour se former aux nouveaux enjeux de la santé.

Sous l’impulsion de l’Académie Royale de Médecine de Belgique ayant donné l’opportunité au président du CIUM Giovanni Briganti de s’exprimer sur le sujet face à la communauté scientifique médicale, les étudiants ont pu élaborer des réflexions quant aux changements à effectuer dans le cursus de médecine pour former les futurs médecins à la modification de la pratique médicale initiée par l’intelligence artificielle.

Ce processus a abouti à la création au sein du CIUM d’une « Société pour l’intelligence artificielle dans les études de santé » (Society for Artificial Intelligence in Healthcare Studies)

« Cette société est nécessaire pour promouvoir une nouvelle vue sur les études de médecine en Belgique et en Europe, à un moment où outre-mer, des facultés de médecine entières sont fondées de novo pour révolutionner la pratique médicale grâce aux outils digitaux » déclare le président du CIUM, Giovanni Briganti,  à l’origine de l’initiative.

Actuellement, le CIUM contacte tous les étudiants qui réalisent un mémoire en lien avec l’intelligence artificielle. « A ma grande surprise, il y en a beaucoup. On va ensuite lancer une grande réunion pour connaître leur point de vue sur l’intelligence artificielle« , a développé auprès de l’agence Belga le président de l’organisation représentative des étudiants en médecine et dentisterie.

L’idée est d’examiner dans un second temps comment adapter le programme de bachelier, avec notamment une place plus importante pour les mathématiques et l’étude des algorithmes. « On soumettra nos propositions aux autorités compétentes », a ajouté M. Briganti, selon qui la Belgique « est à la traîne en Europe« .

Samedi, le CIUM participait à un congrès sur la santé connectée organisé par l’association Building Healthcare For Tomorrow (BHCT).

Article sorti dans Médisphère, le 24/03/2019

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Avec l’approche des élections fédérales, on commence à voir des propositions pour le moins farfelues sur le dossier inami. Notamment, avec certains membres du CDH qui proposent un examen d’entrée commun entre le nord et le sud du pays. 
Cette proposition est mauvaise à la base : les flamands pratiquent depuis 1 an un concours d’entree a places fixées (numerus fixus) tandis que la FWB possède (encore pour l’instant) un examen d’entree (réussite ou échec). De plus, l’éducation de l’enseignement secondaire et supérieur n’etant pas une compétence fédérale, il serait improbable de sélectionner nos étudiants de la même façon.
Il s’agit d’une proposition non pertinente et non nécessaire qui n’a fait qu’attiser les différences idéologiques et politiques des acteurs du dossier. Comme si, rassembler les francophones sur la question était quelque chose de facile à la base!
Plus sérieusement, la FWB est seulement en train d’essayer de se relever suite à 6 ans de politiques fédérales-communautaires complètement bipolaires. De plus, nous venons de perdre, avec une proposition de loi visant à limiter les médecins étrangers, une source stable de comblement de la pénurie de médecins en communauté française.
Il faut que les politiques cessent de « déconner » sur le dossier INAMI! Pour l’instant, la situation francophone est sous audit suite à une conférence interministérielle. Les pas nécessaires à effectuer seront déterminés prochainement, en espérant qu’ils soient dans l’intérêt de clôturer ce dossier infâme.
Article sorti dans le Spécialiste, le 23/02/2019

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Suite à l’intervention de la ministre fédérale de la santé, Maggie De Block au sujet des quotas inami, le monde politique s’est enflammé. Le président du Comité InterUniversitaire des étudiants en médecine (CIUM), Giovanni Briganti veut remettre en ordre les priorités dans ce  dossier devenu trop compliqué pour la plupart des acteurs politiques. 
« Toutes les affirmations données par la ministre sont vraies… conditionnellement. « 
Formons nous trop de médecins ? Oui… par rapport au quotas imposés par le gouvernement fédéral. Ces quotas ont été déclarés inadaptés aux besoins de la population belge par le Conseil d’etat lors des recours de 2016 contre le concours en fin de première.
Il y a t il trop de médecins en FWB? Oui.. dans certaines spécialités, surtout chirurgicales. Nous manquons par contre cruellement de certains spécialistes (et de médecins généralistes bien évidemment). Une étude de 2015 montre que seulement 43% des médecins partant à la pension seront remplacés d’ici 2025 en FWB. Avec l’examen d’entrée, on tombe en dessous d’un médecin sur 3. La situation est grave. Du côté flamand, la flandre aura remplacé 150% de ses médecins .
Le filtre à l’entree des études est inefficace? Oui… pour limiter les étudiants francophones sur des quotas qui ne correspondent pas à la réalité des besoins du terrain. Par contre l’examen d’entree est très efficace pour sélectionner des mauvais médecins; il s’agit de la pire façon de sélectionner.
Quelles solutions peut on adopter? Il faut immédiatement retirer l’épée de Damoclès pesant sur les étudiants en cours de cursus, y compris les 2 prochaines cohortes rentrant pendant la période de formation du prochain gouvernement. Après, il faut rétablir un cadastre dynamique des équivalents temps plein par spécialité. Seul a ce moment là nous pourrons discuter sélection.
Ce débat mérite de s’arrêter pour garder un système de soins de santé de qualité et accessible à tous.
Le prochain gouvernement aura ainsi la responsabilité de sauver nos soins de santé.. ou de les enterrer.
Article publié dans Le Spécialiste, le 28-01-2019

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Commentant la sortie de Maggie De Block sur les numéros Inami, Giovanni Briganti, président du Cium (Comité interuniversitaire des étudiants en médecine) demande qu’on mette en place des quotas en phase avec les besoins réels en médecins ETP et ce, par sous-spécialité. Il appelle également au dialogue entre entités fédérées et gouvernement fédéral. La pire solution selon lui serait un concours d’entrée avec places limitées.

Le journal du Médecin : J’ai été assez étonné par la sortie de Maggie De Block. Bien sûr, la campagne électorale a démarré, c’est clair…

Giovanni Briganti : Je ne suis pas du tout surpris car il fallait qu’elle répète cette petite histoire du contingentement qui a très bien fonctionné en Flandre. Ce n’est donc pas totalement une surprise. Les instances francophones sont  » outrées  » mais ce problème persiste depuis 20 ans. Tout cela fait suite à l’arrêté royal de juillet 2017. A cette occasion, Mme De Block avait dit  » s’il n’y a pas de filtre efficace à l’entrée, alors je mettrai fin à l’accord « . Ce qui est normal puisqu’on ne peut pas indéfiniment rajouter des numéros Inami. C’est cela la complexité du dossier. Donc on se retrouve dans le cas de figure suivant : le numéro Inami est la résultante d’une série de check-points dont l’examen d’entrée. Puis il faut réussir, bien sûr, ses études de médecine ; trois : espérer que le filtre à l’entrée fonctionne chaque année. Sur le point que ce filtre n’est pas efficace, elle a raison : on ne peut pas savoir à l’avance. C’est très malin de sa part. Elle a mis la Wallonie-Bruxelles à genoux en lui imposant un filtre. La FWB a accepté le filtre. Elle annonce maintenant que les étudiants sont en danger suite au mauvais fonctionnement du filtre. Ensuite, elle promet de sauver les étudiants qu’elle vient de menacer. Un coup de maître. Un cirque intelligent mis en place par le gouvernement fédéral. Car la Wallonie et Bruxelles diplôment trop de médecins mais par rapport à quoi ? Par rapport aux standards édictés par le gouvernement lui-même mais considérés par le conseil d’Etat en 2016 comme non conformes aux besoins réels en santé publique !

Donc, nous ne formons pas trop de médecins ?

Non ! Nous n’allons remplacer que 46% des médecins qui partent à la pension en 2020. Moins d’un médecin sur trois sera remplacé selon les calculs du Cium. Là où je donne raison à Mme De Block, c’est qu’effectivement nous avons trop de MG par rapport au nombre de spécialistes. Mais elle ne l’exprime jamais en équivalent temps plein mais en nombre de médecins. Or les pourcentages sont relatifs.

En ETP, vous pensez que notre déficit de MG serait moindre par rapport à la Flandre ?

La Flandre en a plus car elle a standardisé ses sous-quotas de MG depuis des années. Ceci dit, la Flandre aura quand même trop de spécialistes d’ici 2025. Ce sera le cas en Flandre en chirurgie et en gynécologie. En gynécologie, on estime qu’un médecin sur deux ne trouvera plus de boulot en raison de la pléthore qui y règne. En Flandre, les choses ne vont donc pas mieux.

Si même on convainquait Mme De Block (et la Flandre) de diplômer davantage de médecins, les universités ont-elles la capacité de les former ? Mme De Block parle de 500 par an maximum…

A mon avis, il faut dépasser le cadre idéologique. Pour moi, ce qu’il faut faire c’est avoir, une bonne fois pour toute, un cadastre dynamique du nombre de spécialités en ETP publié chaque année. Alors qu’il reste dans le l’ombre pour le moment. Deux : il faut définir quelles sont les tâches et les responsabilités d’un médecin dans le système de soins de santé. Trois : quelles compétences du médecin peuvent être transférées vers d’autres spécialités et aussi entre spécialités ? Il est nécessaire de savoir par habitant selon les zones de combien de numéros Inami on a besoin. Or depuis des années, on parle de sélection avant de poser la question :  » Avons-nous besoin ou pas et de quelle quantité de médecins ?  » On le voit dans les hôpitaux. Les médecins sont débordés. Les assistants font du boulot de secrétariat. Tout n’est pas blanc ou noir. Ces tâches administratives ne doivent pas être faites par des médecins. La question des sous-quotas par spécialité est cruciale également : pédiatrie, psychiatrie, médecine interne. La question cruciale pour le prochain gouvernement est la suivante : Voulons-nous sauver le système de santé ou l’enterrer ?

Ne manque-t-il pas de concertation ?

Bien sûr. Il n’y a pas que Madame De Block. De l’autre côté aussi, nous avons des parties en présence qui ne savent pas négocier.

Ce sera un enjeu du confédéralisme, ne pensez-vous pas ? L’idée que si on scindait les soins de santé, chacun aurait ses propres quotas et les vaches seraient bien gardées…

Cela me fait peur. Car avec les chiffres de certains partis politiques, nous arriverions à une précarisation de la profession médicale. Car si on laisse 4.000 jeunes médecins arriver sur le marché du travail, nous ne pouvons pas payer tous ces assistants. Cela renverrait au cas de l’Italie où 10.000 médecins arrivent en dernière année mais seulement 1/3 peut bénéficier d’une bourse pour se spécialiser ! En Italie, il n’y a pas réellement d’échec pendant les études universitaires (un peu comme le décret Paysage) et on peut continuer ses études ad vitam en quelque sorte. La moitié des médecins arrivent en dernière année. La solution en Belgique est sans doute celle que je prône depuis pas mal de temps : un bachelier commun en soins de santé et donner trois ans aux étudiants pour  » maturer  » en sciences de la santé et puis choisir une filière médicale. Peut-être avec un cadastre à jour, pourrait-on fonctionner sans sélection en misant sur la  » sélection naturelle  » au sein de ce bachelier.

Puisque l’examen d’entrée francophone ne donne pas satisfaction, devrait-on revenir à une forme de concours qui soit en adéquation avec les quotas Inami ?

Il faut faire quelque chose par rapport à cet examen d’entrée. Dans le cadre actuel, les étudiants qui passent avec un système  » non efficace « , ils n’obtiennent pas forcément le diplôme. Il faut dans les deux prochaines années retirer de toute logique politique le sort des étudiants des deux prochaines cohortes. Le prochain gouvernement devra trancher le problème de l’arrêté-royal de juillet 2017. Reste-t-il en place ? Redéfinit-on les quotas ? Sinon pour sauver les étudiants, il faut mettre en place en effet la pire solution, à savoir un concours en première avec places limitées.

Reste à savoir quand on aura un prochain gouvernement… On ne l’aura pas au mois de juin…

C’est la raison pour laquelle je  » râlais  » en novembre 2018. Car les étudiants admis en 1er BAC en 2018 vivent toujours dans l’incertitude. C’est une urgence. Les politiques francophones en sont conscients…

Article publié dans le Journal du Médecin, le 28-01-2019

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La détection précoce des syndromes génétiques est un challenge de taille en médecine moderne, puisque ceux-ci concernent environ 1 personne sur 10. L’intelligence artificielle (IA) qui se décline déjà dans plusieurs domaines de la médecine, vient mainenant prêter main forte aux généticiens grâce à la reconnaissance faciale des principaux traits associés aux syndromes. Le résultat : l’IA associé à la technologie DeepGestalt fournit 91% des top 10 diagnostics différentiels sur 502 images différentes.

Technologie développée par la société FDNA, DeepGestalt intègre la plateforme Face2Gene. Il s’agit d’une plateforme gérée par les utilisateurs, qui utilise des réseaux neuronaux pour reconnaitre des images de patients. L’article concernant cette nouvelle technologie a fait récemment l’objet d’une publication dans la revue Nature Medicine.

L’application de la reconnaissance faciale dans le cadre des syndromes génétiques était une évolution très attendue des applications de l’intelligence artificielle en médecine. En effet, la mise en évidence d’une maladie génétique est dans la plupart des cas l’aboutissement d’une vraie « épopée diagnostique » très longue et couteuse.

La plupart des syndromes possèdent par contre des morphologies faciales caractéristiques qui peuvent attirer l’attention du spécialiste en génétique clinique.

Pour « entrainer » cette intelligence artificielle non consciente (deep learning), les chercheurs ont recueilli plus de 17000 images représentant plus de 200 syndromes. Les réseaux neuronaux sont appliqués à l’image une fois que chaque photo est transformée pour normaliser les visages (grâce aux principales composantes de la face ou facial landmarks).

DeepGestalt peut fournir au généticien les top 1, 5 et 10 diagnostics différentiels résultants de son approche (c’est-à-dire, elle propose des listes des 1 à 10 diagnostics meilleurs correspondants au visage fourni). D’après les chercheurs, l’approche « top 10 » représente la vraie utilité de la technologie, qui est proposé comme aide au généticien pour le diagnostic. Pour cette approche, l’IA s’est montrée efficace : 91% de bons groupes de diagnostics différentiels ont été proposés sur 502 images différentes.

La technologie peut également se pencher sur le diagnostic du génotype du syndrome présenté, lorsque différents génotypes présentent la même présentation clinique, dans le cadre d’une approche « top 1 ». Les résultats montrent une précision de diagnostic top 1 à 64% dans ce cas.

Pour le futur, les auteurs déclarent que ce groupe de techniques servira à la priorisation des résultats génétiques et permettre enfin une amélioration de la tant attendue precision medicine.

 

Article publié dans Numérikare, le 21-01-2019

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Bruxelles, le 5/12/2018

« Communiqué de presse : réaction du Cium face à la plateforme Usolve-it »

Le président du Cium, Giovanni Briganti, réagit face à l’annonce d’une plateforme d’aide à l’examen d’entrée en Flandre pour les étudiants en médecine et en dentisterie.

Après des années de défense d’une préparation à l’examen d’entrée de docteur-dentiste, les étudiants en médecine du nord du pays font un grand bond en avant. En effet, la ministre flamande de l’Éducation Hilde Crevits (CD&V) vient de présenter le projet Usolve-it. Il s’agit d’une plateforme d’exercices en ligne interuniversitaires qui contiendra des exercices et toutes les questions des examens d’entrée précédents depuis 2015. De plus, les étudiants pourront trouver tous les exercices des Olympiades de mathématiques et de sciences naturelles, ainsi que les exercices d’autres tests d’entrée à l’université des dernières années.

Il est évident qu’il est fondamental de répliquer l’effort flamand en Communauté française. Mais, les principales inégalités entre les étudiants se situent au niveau des bases acquises lors de l’enseignement secondaire. Il est donc primordial d’aller plus loin dans l’initiative, idéalement avec des supports théoriques représentant la matière de l’examen de façon correcte.

Pour le président du Cium, c’est seulement à ce moment-là que nous pourrons trouver une véritable égalité lors de l’épreuve d’entrée aux études de médecine et dentisterie.

 

Pour le Cium,

 

Giovanni Briganti,

 

Président du Cium

 

0491 87 15 69

 

giovanni.briganti@cium.be


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Le dossier INAMI connait depuis la fin du septembre 2018 des vagues répétitives de réchauffement médiatique. Tous les acteurs du terrain (syndicats médicaux, étudiants, universités, partis politiques et instances ministérielles) semblent trouver leur place et communiquent leur avis, qui divisent la population, qui a depuis au moins 2 ans laissé tomber l’envie de comprendre les enjeux. Même les acteurs de terrain semblent parfois oublier quelques éléments clés du dossier et avancent des positions peu réalisables dans l’immédiat.

Essayons donc de remettre l’église au milieu du village.

Quel est le problème actuellement ? Les deux sessions de l’examen d’entrée aux études de médecine 2018 ont admis 1138 candidats, alors que 505 INAMI leur seront destinés dans 6 ans. De plus, l’annonce de la part de la ministre de la santé fédérale de mettre en place une attestation de contingentement.

Il existe à l’ère moderne du numerus clausus une sorte de checklist pour permettre à un étudiant d’obtenir un INAMI.

La première étape est la fixation des quotas INAMI totaux au niveau fédéral et ce pour les deux communautés diplômant des médecins ; les francophones ont droit à environ 40% des numéros, les flamands à environ 60%. Ces chiffres appartiennent à la fameuse « clé de répartition » que la commission de planification de l’offre médicale a essayé maintes fois de modifier en faveur des francophones, sans succès.

Les quotas doivent être déterminés avant le début du cursus.

Que se passe-t-il si cette première étape dysfonctionne ? Il n’existe pas de quota assigné pour les étudiants de l’année en question. La situation décrite est correspondante à celle de la promotion 2016/2017 ; les quotas n’ayant pas été déterminés, le classement du concours en dernière année a été invalidé, laissant tout le monde passer en deuxième année, non seulement rendant la sélection inefficace (pour force majeure : dans ce cas-ci, la première étape non respectée), mais aussi plongeant les étudiants actuellement en troisième année dans le doute d’obtenir un INAMI.

La deuxième étape consiste à passer une sélection : actuellement, un examen d’entrée est proposé en Fédération Wallonie Bruxelles. En réussissant la sélection, l’étudiant peut accéder aux études de médecine et pouvoir décrocher un INAMI après 6 ans.

La troisième et dernière étape, méconnue par certains, concerne l’efficacité de la sélection mise en place, qui est représentée par la fameuse attestation de contingentement : après la modification de l’arrêté royal de 2008 faite en juillet 2017, seulement un étudiant soumis à un système de contingentement efficace peut espérer se voir octroyer un INAMI.

C’est ici que je perçois le danger immédiat des étudiants actuellement en première année (et par extension, les étudiants actuellement en dernière année de secondaire et voulant réussir l’examen d’entrée en médecine).

Pour comprendre leur danger, une pédagogie rapide de la situation spécifique francophone est nécessaire ; considérons Julien, un étudiant des 1138 courageux ayant réussi l’examen d’entrée et rentrant en première année de médecine en 2018.

Normalement, l’INAMI déterminé avant l’entrée de Julien lui appartient, une fois en cursus : il lui sera assigné en fin de dernière année d’études.

Mais, la communauté française a produit entre 2008 et 2018 un surplus de plus de 2000 médecins : un lissage négatif a été mis en place à partir de cette année et ce pendant 15 ans.

En 2018, pour la cohorte de Julien, 607 INAMI ont été déterminés : de ces 607, 102 sont soustraits pour “rembourser” annuellement le surplus de médecin ayant été produit auparavant. 505 INAMI restent à disposition des étudiants et ce chaque année, ce qui veut dire qu’à partir de l’année 2024 (date de diplôme de la promotion de Julien), la communauté française pourra diplômer maximum 505 médecins.
Dans les faits, ces 505 INAMI n’appartiennent pas vraiment à la promotion de Julien mais aident à compenser les surnuméraires actuellement en cursus et plus particulièrement en dernière année. Julien doit donc compter sur un système efficace de sélection pour trier les étudiants qui rentreront en première année en septembre 2023, quand lui débutera sa dernière année : un INAMI lui sera accordé à ce moment-là.

Sur base de ces éléments, trois problèmes existent.

Premièrement, il y a actuellement trop de lauréats à l’examen d’entrée par rapport aux INAMI disponibles. Même en comptant environ 25% d’échecs en BA1 après examen d’entrée, il y a deux fois plus d’étudiants que de nombres d’INAMI. L’examen d’entrée 2018 a donc déjà été déclaré comme non efficace, ce qui pose problème au niveau de la troisième étape de l’assignation d’un INAMI, l’attestation de contingentement.

Cela veut dire que, dans l’état actuel des choses, Julien et les autres étudiants actuellement en première année vont passer, en dernière année, une sorte de sélection pour déterminer qui aurait un INAMI. Un nombre non négligeable d’étudiants se verrait sans INAMI après 6 ans d’études coûteuses tant au niveau financier que personnel. Cette sélection reste encore entourée de mystère, et même si une décision unilatérale pourrait être prise par le gouvernement fédéral, le rôle de la communauté française reste à être déterminé.

Deuxièmement, ce même scénario catastrophique se dessine pour les étudiants actuellement en dernière année de secondaire : un nombre plus important d’étudiants réussira l’examen d’entrée en 2019, ce qui aggravera la situation et les plongera dans le doute.

Troisièmement, ce problème risque des s’attaquer aux promotions avancées : je pense notamment aux étudiants en dernière année de médecine. Jusque fin 2017, le destin de la double cohorte reposait sur l’efficacité de l’examen d’entrée de septembre 2017 ; si l’épreuve n’avait pas assez efficace ou si un recours avait causé l’annulation des résultats de l’examen, la remise des INAMI aux 1200 étudiants de la double cohorte aurait été remise en question. De la même façon, la remise des INAMI aux étudiants actuellement en dernière pourrait être remise en question par le gouvernement fédéral suite à l’inefficacité du concours.

Ces trois problèmes doivent être remis dans un contexte plus général, relevant de preuves scientifiques et d’analyses provenant de la santé publique en communauté française.

Premièrement, il existe une discrimination positive en communauté française en regard des autres médecins diplômés dans l’EEA.  Il n’existe actuellement pas de limitation quant à l’attribution d’INAMI aux médecins ressortissants de l’EEA (principe de libre circulation), alors que limitation est imposés pour les étudiants francophones. L’importation de médecins étrangers a augmenté dans les dernières années.

Deuxièmement, la pénurie accentuée en communauté française dans certaines spécialités, comme la médecine générale. Cette pénurie a fait l’objet d’une étude importante, celle du Prof. Deliege, montrant que dans un scénario sans sélection, seulement 43% des médecins partant à la pension seront remplacés en FWB. Avec une sélection le pronostic devient bien plus sombre. Du côté flamand, 150% des médecins seront remplacés. Malgré ces chiffres, un cadastre dynamique de l’offre médicale (pouvant nous donner des indicateurs précis des besoins de la population) n’est toujours pas disponible, bien qu’amplement nécessaire.

Troisièmement, une sélection à l’entrée est la plus mauvaise méthode de sélection ; certes corrélée à 70% avec la réussite au bout de la première dans la plupart des études internationales, elle ne contribue en rien à la formation d’un « bon médecin ».

A cause de cette complexité, le dossier INAMI est devenu incompréhensible. De plus, chaque « stakeholder » mettant en avant un point particulier de la problématique, ou un contraste avec une idéologie politique bien déterminée, il existe actuellement un manque de solutions concrètes à ce problème. Cette situation est compliquée par l’approche des élections fédérales de mai 2019.

Tout politique devrait néanmoins tenir compte de deux échéances très différentes.

La première : il faut urgemment sauver les étudiants en cours de cursus, surtout les étudiants actuellement en première, pour lesquels une sélection en fin de dernière année se dessine, ainsi que créer un cadre régulé pour la prochaine cohorte 2019. Il faut à tout prix éviter la sélection en fin de dernière année, qui serait catastrophique. Une concertation est donc urgemment nécessaire entre les acteurs compétents.

La deuxième : résoudre le problème de la pénurie. Cette deuxième échéance, certes présente déjà à l’heure actuelle mais s’aggravant au moyen et long terme, nécessite pour sa résolution un courage politique sans précédents. Dans un monde idéal, une sélection serait injustifiée tant qu’un cadastre dynamique n’est pas en place fonctionnellement.

Le dossier INAMI a été problématique pendant trop longtemps et des solutions urgentes sont nécessaires : néanmoins dans le contexte politique et économique actuel, nous ne sommes pas prêts d’avoir fini d’en parler.

Article publié dans le Spécialiste, le 22-11-2018

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person holding pen and life insurance paper beside macbook pro
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Le Comité inter-universitaire des étudiants en médecine (Cium) appelle mercredi à une concertation urgente entre les associations étudiantes, le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles et le fédéral afin de trouver une solution pour les étudiants en médecine. La ministre fédérale de la Santé, Maggie De Block, a annoncé mardi à la Chambre son intention d’instaurer une attestation de contingentement en fin d’études de médecine, obligatoire pour obtenir une place de stage et un numéro Inami.

L’origine de cette décision remonte en réalité au mois de juillet 2017, rappelle Giovanni Briganti, président du Cium, lorsque l’arr&e circ;té royal régissant les numéros Inami a été modifié. Désormais, un numéro Inami n’est octroyé « que si et seulement si un contingentement efficace est mis en place pendant les études », souligne M. Briganti.

Or, l’examen d’entrée du côté francophone n’a pas été jugé efficace en 2018: sur les deux sessions organisées, 1.138 candidats ont été déclarés lauréats en médecine pour un peu moins de 600 numéros Inami disponibles. « Un concours en fin de sixième année d’études se dessine dès lors ce qui serait un scénario catastrophique », alerte le président du Cium.

Pour ce dernier, une solution peut toutefois être encore trouvée pour sauver les futurs étudiants et ceux en cours de cursus. « Mme De Block veut en réalité qu’un concours soit organisé en début d’année. Ce n’est pas une solution souhaitable pour nous car la Fédération Wallonie-Bruxelles manque de médecins mais cela pourrait résoudre la situation des étudiants actuels et éviter que le problème ne survienne à nouveau l’an prochain », explique Giovanni Briganti.

Il appelle à des négociations de toute urgence, avant que les différents gouvernements n’entrent en affaires courantes vu les élections qui s’annoncent. Sinon « on va condamner les étudiants de l’an prochain à un massacre », prévient-il.

Les étudiants lauréats en 2018 finiront leurs études en 2024 où 505 numéros Inami seront octroyés en raison du lissage négatif opéré. En effet, la Fédération Wallonie-Bruxelles a diplômé trop d’étudiants en médecine pendant de nombreuses années. Elle doit « rembourser » en quelque sorte ces étudiants surnuméraires à hauteur de 102 numéros Inami par an pendant 15 ans, indique M. Briganti

 

ARTICLE PUBLIÉ DANS LE SPÉCIALISTE, LE 21-11-2018

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